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HAÏTI : LA TRAGÉDIE, L'ACTION ET L'ESPOIR
24/06/2010
LE SÉISME DU 12 JANVIER QUI A RAVAGÉ PORT-AU-PRINCE ET PLUSIEURS RÉGIONS D'HAÏTI A ÉTÉ RESSENTI PAR MALONGO COMME LE DRAME DE TROP POUR UN PAYS AVEC LEQUEL NOUS AVONS ENGAGÉ DE NOMBREUSES ACTIONS.
Un engagement auprès des petits producteurs de café sur tous les sites où est cultivé l'Haïtian Blue, l'un des meilleurs arabicas du monde, mais aussi des projets en matière d'éducation, d'hébergement, d'assistance médicale,d'insertion par le travail, que nous menons sur le terrain depuis plusieurs années. Au sein de Malongo, la tragédie haïtienne a profondément marqué chacun d'entre nous. Au-delà du flot d'informations et d'images qui a déferlé en provenance d'Haïti, il nous a semblé qu'il fallait agir vite et de la manière la plus efficace pour venir en aide à la population.
UNE AIDE D'URGENCE
Ce drame (plus de 200.000 morts) nous touche en tant qu'acteurs engagés au quotidien auprès des Haïtiens. Qu'ils soient à Portau-Prince, où nous agissons avec France Haïti Partage pour aider les enfants des rues, ou dans les campagnes où notre action - culture et production du café, formation, éducation, santé... - porte sur l'aide aux petits producteurs de café, ils sont nos amis et nos frères. En marge des aides massives des organisations internationales ou non gouvernementales parfois mal coordonnées et d'une efficacité discutable, Malongo a donc envoyé dès les premiers jours suivant le séisme une aide d'urgence par l'intermédiaire d'une coopérative du commerce équitable de Saint-Domingue, ainsi que de l’aide alimentaire. Cinquante tentes Quechua de quatre places ont pu être rapidement trouvées grâce à l'aide de Decathlon et ont pu être acheminées jusqu'à Port-au-Prince pour secourir et loger provisoirement les employés des coopératives du café qui habitent la capitale.
En outre, Malongo est plus que jamais aux côtés de l'ONG France Haïti Partage (*), présente depuis vingt ans dans les bidonvilles comme dans les quartiers populaires, et confirme sa présence en Haïti sous la forme de « micro actions », au-delà des opérations et allocations «coup de poing», massives, pas toujours productives,d'organisations internationales.
Pour Anne-Marie Fraygefond, présidente de FHP, «Jamais les haïtiens n’ont eu une telle offre de soins. Il n’est donc plus d’actualité pour France-Haïti-Partage de mettre en place un programme de suivi médical comme envisagé en février. Avant de construire ou reconstruire, il m’a paru important de commencer par le commencement : « déblayer » les montagnes de gravats, de tôles, d’armatures en fer, de maisons branlantes ou déchaussées qui représentent autant de dangers et de menaces pour la population.« J’ai mis en place un programme de déblayage dans le quartier où nous travaillions avant le 12 janvier.
Particulièrement touché par le séisme, il est détruit à 70%. Nous avons démarré le programme le 16 mars. Le projet se donne pour objectifs de dégager toutes les voies d’accès et de circulation (corridor veut dire couloir) de ce quartier, afin que la population puisse se le réapproprier. Beaucoup de personnes ont été ensevelies lors du tremblement de terre, et les familles n’ont toujours pas accès à leurs dépouilles. Situé sur une ravine, le bidonville a été oublié par les autorités. Sa mise en oeuvre est simple : des équipes encadrées par des chefs d’équipes, dotées en matériel et, surtout, rémunérées.
Dans une première phase, le projet a été programmé sur deux mois. Avec nos partenaires haïtiens (anciens responsables du programme de réinsertion des adolescents des rues), nous avons constitué 3 équipes de 7 ouvriers et d’un chef d’équipe.Les équipes travaillent 5 jours par semaine, constituées pour moitié d’anciens adolescents des rues (qui avaient été réinsérés dans ce quartier qu’ils habitaient depuis maintenant 6 ans) et pour moitié de chefs de famille du quartier.(*)
FHP, 17 rue Maraldi, 06300 Nice. Tél. 04 93 08 60 93
E-mail : france-haiti-partage@orange.fr
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